Culture

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Légendes mi’kmaq

Les autochtones mi’kmaq, qui connaissaient les marées de la baie de Fundy mieux que quiconque, reconnaissaient et célébraient leur caractère unique par la création et la transmission de légendes fascinantes qui en expliquent les mystères.

Leurs récits simples mais saisissants démontrent que les formations rocheuses inhabituelles et les marées turbulentes ont fait de Hopewell Rocks un lieu doté d’une signification profonde.

La marée

Glooscap, le grand dieu autochtone, souhaitait prendre un bain. Il ordonna au castor de construire un barrage à l’embouchure de la baie afin d’emprisonner les hautes eaux pour qu’il puisse s’y baigner. Le castor obéit, mais ceci déplut à la baleine.

La baleine exigea de savoir ce qui empêchait les flots de continuer de monter. Glooscap ne voulant pas vexer la baleine, demanda au castor de défaire le barrage, mais la baleine, impatiente, commença à le défaire elle-même avec sa grande queue.

L’eau en fut ballottée avec une telle force qu’elle continue son flux et reflux à ce jour.

Les formations rocheuses

Jadis, des baleines furieuses vivant dans la baie avaient fait de malheureux Mi’kmaq leurs esclaves. Vint un temps où certains d’entre eux tentèrent d’échapper à leurs ravisseuses. Ils réussirent à se rendre jusqu’à la plage, mais ils y furent rattrapés par les baleines en colère, qui les transformèrent en pierres.

Leurs images perdurent, enchâssées dans le roc.

La couleur chocolatée de la rivière Petitcodiac

Au commencement, l’eau de la Pet-koat-kwee-ak était claire et limpide. Mais un jour, une anguille est descendue de la source de la rivière, son corps immense poussant tout sur son passage jusqu’aux eaux froides de la grande baie. La tortue dit à Glooscap qu’il fallait trouver une solution aux problèmes causés par l’anguille. Alors, Glooscap demanda au homard de se battre avec l’anguille. Le homard chassa l’anguille dans la baie, mais la lutte fut si acharnée que l’eau, autrefois limpide, en demeura pour toujours trouble et boueuse.